PARIS (AFP) — A dix jours du premier tour des élections municipales et cantonales, la gauche compte bien conserver ses villes et en conquérir d’autres, dopée par l’impopularité croissante de Nicolas Sarkozy dont la droite redoute de faire les frais.
Avec une capitale, Paris, où Bertrand Delanoë devrait être réélu dans un fauteuil, tout comme Martine Aubry à Lille et Gérard Collomb à Lyon, et d’autres grandes villes où le PS menace sérieusement l’UMP comme Toulouse et Strasbourg, l’opposition nationale part favorite, selon les derniers sondages.
Toutefois, l’UMP devrait sauver les meubles à Bordeaux, où Alain Juppé pourrait être réélu dès le premier tour, ainsi qu’à Toulon, Metz ou encore Amiens. A Marseille, deuxième ville de France, la lutte devrait être serrée.
Et le parti présidentiel devrait aussi se maintenir dans de nombreuses moyennes et petites communes, souvent à tradition plus conservatrice. A moins que le parti pris d’ouverture des listes UMP à des transfuges du centre ou de la gauche, comme à Mulhouse, Pau, Toul ou Schiltigheim (Bas-Rhin) ou la multiplication des dissidences ne pénalise la droite.
Le MoDem espère quant à lui capitaliser les 18,57 % de son leader François Bayrou au premier tour de la présidentielle, peut-être avec une alliance à Paris avec Bertrand Delanoë, au détriment des Verts. Mais M. Bayrou devra lui-même s’imposer à Pau.
Quant au FN, très affaibli, il peut espérer une bonne surprise uniquement à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où Marine Le Pen, est deuxième sur la liste.
Enfin, le PCF, qui ambitionne de garder Calais et de prendre Dieppe, Le Havre (Seine-Maritime) et Sète (Hérault), espère garder la présidence du conseil général de Seine-Saint-Denis, un de ses bastions, qui pourrait passer au PS.
L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal (PS), qui a multiplié les déplacements sur le terrain face à un président de la République en revanche peu sollicité par les candidats pour les soutenir, a demandé aux électeurs de “lancer un vote d’avertissement au pouvoir en place”.
“L’enjeu”, a-t-elle déclaré mardi lors d’une visite de soutien au candidat socialiste Alain Rousset à Bordeaux, “c’est d’amortir les chocs que la mauvaise politique de Nicolas Sarkozy fait subir au pays, en particulier la vie chère, la précarité qui augmente, les salaires qui baissent…”
Autant de sujets de mécontentement pour les Français qui sont désormais moins de quatre sur dix (38%) à se dire satisfaits de Nicolas Sarkozy (contre 47% en janvier), selon le dernier sondage. Cette chute de popularité, exceptionnelle pour un chef de l’Etat moins d’un an après son élection triomphale, pourrait par ricochet nuire à la droite aux soirs des 9 et 16 mars dans les quelque 36.780 communes de France… et in fine provoquer un remaniement ministériel pressenti de longue date.
Les scores des ministres et secrétaires d’Etat en campagne – notamment Rachida Dati (Justice) dans le VIIe arrondissement de Paris, Christine Lagarde (Economie) dans le XIIe, Xavier Darcos (Education) ou encore Christian Estrosi (Outre-mer) – seront ainsi particulièrement suivis.
Voulant donner du courage à ses troupes, le chef de l’Etat a conseillé lundi à treize candidats UMP d’”y aller à fond” dans la campagne. “On a mené les réformes, maintenant, il faut les vendre”, leur a-t-il dit.


En 1968, les autorités mexicaines massacraient les étudiants sur la place Tlatelolco quelques jours avant les Jeux. Puis le CIO bannissait, durant les Olympiques, deux sprinters américains, Tommie Smith et John Carlos, qui avaient brandi leur poing sur le podium en guise de protestation contre le traitement des Noirs. L’autre sprinter, l’Australien Peter Norman, de même que Smith et Carlos, portaient tous un macaron du Projet olympique pour les droits de l’Homme, une organisation demandant le boycott des Jeux de
Marie-Claire Restoux n’a pas peur. Ni hier, dans ses combats sur les tatamis, ni aujourd’hui, dans l’arène politique. Le contact avec les Clichois, la lutte avec les concurrents – politiques, cette fois – rappellent de bons souvenirs à la double championne du monde et championne olympique. « J’adore… la compétition », avoue-t-elle presque gênée, comme si le terme était à bannir depuis sa reconversion en politique. Le défi qui l’attend est de taille : le socialiste Gilles Catoire règne à Clichy depuis près de vingt-cinq ans.






Frédérique Jossinet en campagne à Paris
Fabien Pelous en capagne à Toulouse